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Quand ça n'dort pas,ça donne ça. Accrochez-vous. Seuls les lecteurs les+ téméraires survivront.

by Leeloo Titi Parisienne on June 11, 2007
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Quand ça n'dort pas,ça donne ça. Accrochez-vous. Seuls les lecteurs les+ téméraires survivront.

03: 27.

Rien à faire.
Chaque nuit, même affaire.
Dormir le jour, un peu, ok, mais dormir la nuit... rien.à.faire. Toujours autant de mal.

Je commence peut-être à comprendre.
Parce-que commence à oser être tout à fait honnête envers moi-même, sans doute.

Me plonger dans le lit, passer une nuit de sommeil, signifie RÊVER.

C'est pour cela que j'adorais tant ça avant, je prolongeais même le moment bien après mon réveil quand j'le pouvais.
Parce-que j'y faisais c'que je voulais, devenais qui je voulais.

Dans mon Monde. Ma bulle.
Le bonheur.

Pourtant pas si éloigné de la réalité, ce "Monde", bien souvent.
C'est que je me couchais fréquemment avec ce sentiment que .. bah nan, décidément le scénario de la journée ne m'a pas plu.
Petite collégienne, j'arrivais le soir à la maison, et j'dessinais le scénario que j'aurais souhaité voir se réaliser.
J'me crayonnais, moi, super bien fringuée, sûre d'elle, osant faire affront à telle qui m' faisait chier, intéressant tel garçon, celui sur lequel toutes les filles bavaient et jacassaient.

Avec le temps j'ai lâché le crayon pour ce genre de truc; le rêve c'est plus rapide, plus facile.
Mais même principe.

Je reprenais donc la réalité, et la tournais à mon avantage. Mais ne l'éloignais pas tant de la réalité.
Comme si c'était possible.

La pensée magique. A force de rêver, ça finirait bien par arriver.

Avec le recul, c'que ca a donné?

Et bien.. pas du tout c'que j'avais pu imaginé, mais le résultat est à la mesure de toutes mes espérances :)

Mais bref, là n'est pas du tout la question.

Il est tard, 03: 46 du matin, et j'avais envie, à la base, de transcrire les mots qui me traversaient tout à l'heure l'esprit, quand j'me trouvais sur mon lit.

J'n'arrive pas à fermer l'oeil.
Parce-que je n'peux plus rêver.
Parce-que je ne veux plus rêver.
Je n'aime plus ça.

Comme si mon inconscient m'alarmait.
ME disait.....tu as UN rêve. LE rêve. Non, pas celui du genre, imaginaire-point-barre.

Celui qui DOIT se concrétiser.
Celui qui est ancré en toi.
Que tu n'as jamais pris au sérieux, que tu as toujours mis de côté, à chaque fois.

Tu t'es toujours forcée à atterir sur Terre, concernant ce "rêve".

Marrant, quand on sait qu'il te suffit littéralement 5 secondes pour que ton attention parte sur Pluton, Leeloo.
Alors que cette envie, ce "rêve", tu l'as toujours enselevi sous des montagnes de lucidité.

Lucidité forcée?

Une alarme?

Je n'dors pas.. parce-que je n'peux plus rêver ce rêve, comme si j'n'avais plus d'autre choix que de le réaliser, comme s'il était temps que j'passe à l'action?

(Mais qu'est-ce que j'dis...)

Ca vire à l'écriture automatique, tout ça. Je n'réfléchis plus. Je tape, je tape..
Je laisse sortir tout c'qui me vient.

Intéressant.
Et même effrayant, c'que j'me raconte à moi-même.

ALORS CE SERAIT CA? JE N'AI PLUS L'CHOIX?

Mais, et si j'me plante? Et si ce "rêve", une fois réalisé, s'avère un échec cuisant?
Un plat?
Un bide total?
Une erreur?
Toute une affaire que j'me serais montée toute seule?
Un désir que j'aurais trop pris au sérieux?
Un délire?
Un trop grand espoir?

Pourtant, c'est en moi. Ca crie: "Montre-moi! Montre-toi!"
Il y a aussi du "Montre-leur!" dans l'histoire, j'dois admettre.

Ce serait comme le coming out du mec que j'ai vu à la télé tout à l'heure, 30 ans qu'il aura mis le gars, avant de dire, de montrer, d'avouer qui il est réellement.

La même:
"J'te savais pas cette envie, je n'te savais pas capable de ça".

"Bah si :]" (la tête d'une fille qui a atteint le nirvana).

Si ça marche?
Plus qu'heureuse. La voie que j'm'étais pas avouée jusque là, mais la voie que j'ai toujours voulu prendre, au fond.

Si ça plante?
Aïe. Bobo.
Mais j'aurais tenté. J'aurais vécu quelque chose, au moins, un instant. L'échec, ca reste une expérience en soit.
Et qui dit que je n'suis pas faite pour autre chose. J'ignore encore quoi, c'est tout.

Si je n'tente pas?
L'idée en moi qui restera, je pense.
Que je passerais à côté de moi-même. Toute ma vie durant.

Parce-que ca fait comme..partie de moi, un besoin plus que nécessaire, et si je n'l'exorcise pas de cette manière, il y a un moment où j'craquerais de nouveau, où j'inventerais ..rohmondieus'ilssavaientxD

04:48.

Bon.

Et maintenant?
Je fais quoi?

"Bonjour, je voudrais être interprête" ?
Euh..ouioui, au cinéma."

Mais allez... moi-même j'ai du mal à m'prendre au sérieux.

Et pourtant, quand les casse-cou d'Yves et Sybille viennent manger à la maison et nous racontent leurs tournages, et quand on les voit quelquefois apparaitre à l'écran..

J'revois toujours cette image.
Le dernier cours de théâtre, au collège. Un exo d'impro, pour terminer.
Puis c'est fini, tout l'monde part.
Le prof me retient alors énergiquement par le bras. "Tu vas continuer, hein??! Tu vas continuer!!"

"J'verrais, j'verrais."

Comments

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Tomiko Kobayashi’s profile pic
Tomiko Kobayashi said:

Bravo c'est bien écrit!!!
J'ai remarqué que vous etiez interesse par l'ecriture: vous faites des etudes litteraires???
Portez vous bien!
a bientot.
Amicalement.
Ami Haruko

2 years 29 weeks ago